Bourges : Blessé par un tir de LBD le 12 janvier, affaire classée

L’Inspection générale de la police nationale a conclu que le tir de balle de défense n’était pas destiné à la victime. Le tireur n’a pas pu être identifié.

Affaire classée. Le procureur de la République de Bourges, Joël Garrigue, n’engagera aucune poursuite judiciaire, à la suite d’un tir de lanceur de balle de défense (LBD), samedi 12 janvier dernier. Lors des heurts en marge de la manifestation à dimension nationale des « gilets jaunes » à Bourges, une balle de défense avait blessé, à la tête, un Berruyer âgé de 36 ans.

Le tireur non identifié

Touchée à la tête, la victime avait perdu l’usage de la parole, à la suite d’un traumatisme crânien. Le rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de déterminer comment a été blessé ce Berruyer, a démontré, explique le procureur de la République, que l’homme blessé « n’a pas été volontairement visé » par ce tir. Surtout, les conclusions de la police des polices ne permettent pas d’identifier le tireur.

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Grâce, notamment, aux images tirées des enregistrements des caméras de vidéoprotection disséminées à travers la ville, les investigations de l’IGPN ont mis en lumière que le trentenaire n’avait participé « à aucune dégradation, ni exaction », au cours de la manifestation du 12 janvier. « Il a suivi la manifestation dès le départ avec une personne dont il s’est ensuite séparé. Il suivait les manifestants et se trouvait à proximité des lieux où la tension était vive. La manifestation s’est retrouvée, en fin de journée, à la hauteur de l’ancienne Maison de la culture, face à la place Séraucourt. C’est là que des groupes ont tenté d’ériger des barricades avec, notamment, les reliefs du chantier de construction de la Maison de la culture 2 et des panneaux de signalisation. »

La victime derrière les casseurs, dans l’axe des forces de l’ordre

Des manifestants « assez violents » ont fait face aux forces de l’ordre déjà en place. D’autres sont arrivés, en renfort, du quartier Malus vers le point de crispation.
Le tir était destiné à un casseur mais la balle de défense a raté sa cible
Une balle de défense a été tirée, rond-point du 8-Mai-1945 vers les manifestants en contrebas. « Il se trouve que la victime se situait derrière les casseurs, à la fois dans leur axe et dans celui des forces de l’ordre », détaille le procureur de la République. 


« Le tir en question était destiné à un casseur mais la balle de défense a raté sa cible. Le projectile a continué pour atteindre le Berruyer. » La balle de défense a frappé l’homme à la tête « sans lui être destiné. L’auteur de ce tir ne visait pas la victime, il ne s’est peut-être d’ailleurs même pas aperçu avoir touché une autre personne. »

La victime ne souhaite pas réagir

Le procureur de la République a transmis le dossier à l’avocate du Berruyer. Si celui-ci a retrouvé l’usage de la parole, « il est encore trop tôt pour se prononcer sur les éventuelles séquelles liées à ses blessures », précise le procureur de la République. La victime, actuellement à l’étranger, a fait savoir qu’elle « ne communiquerait pas, pour le moment, sur l’affaire ».


Quelques jours après sa blessure, le Berruyer publiait un message sur sa page facebook. Il expliquait : « Un manifestant, médecin de profession, m’a prodigué les premiers soins sur place, puis j’ai été amené aux urgences de l’hôpital (Jacques-Cœur, de Bourges, NDLR) par deux autres manifestants. J’ai été transféré à Tours pour surveillance neurologique suite à l’hématome causé par l’impact. » 

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